Souvenirs...

Publié le par Amandine

Les vacances sont là, les portes des écoles fermées, mais je me surprends dans un moment nostalgique à repenser à certains poèmes de mon enfance. J'avais déjà fait un post à ce sujet sur la première version de mon blog qui concernait le premier poème appris à l'école.
Aujourd'hui, j'en ai retrouvé quelques uns que je vous livre ici :

Bruit de la mer
 Claude Roy
Si tu trouves sur la plage
Un très joli coquillage
Compose le numéro
Océan zéro, zéro,
                                        Et l'oreille à l'appareil
                                        La mer te racontera
Dans sa langue des merveilles
Que Papa te traduira.

« A sept ans »
  Anne Sylvestre
 A un an, on tombe tout le temps.
Un petit peu moins à deux ans.
A trois ans la marche est haute !
Mais à quatre ans, on la saute !
A cinq ans, on cabriole.
A six ans la grande école.
Mais à sept ans on perd ses dents ! …

Déjeuner du matin
   
Jacques PREVERT
Il a mis le café
Dans la tasse
Il a mis le lait
Dans la tasse de café
Il a mis le sucre
Dans le café au lait
Avec la petite cuiller
Il a tourné
Il a bu le café au lait
Et il a reposé la tasse
Sans me parler
Il a allumé
Une cigarette
Il a fait des ronds
Avec la fumée
Il a mis les cendres
Dans le cendrier
Sans me parler
Sans me regarder
Il s'est levé
Il a mis
Son chapeau sur la tête
Il a mis son manteau de pluie
Parce qu'il pleuvait
Et il est parti
Sous la pluie
Sans une parole
Sans me regarder
Et moi j'ai pris
Ma tête dans ma main
Et j'ai pleuré.

En sortant de l’école
 
Jacques PREVERT

En sortant de l’école
Nous avons rencontré
Un grand chemin de fer
Qui nous a emmené
Tout autour de la terre
Dans un wagon doré
Tout autour de la terre
Nous avons rencontré
La mer qui se promenait
Avec tous ses coquillages
Ses îles parfumées
Et puis ses beaux naufrages
Et ses saumons fumés
Au-dessus de la mer
Nous avons rencontré
La lune et les étoiles
Sur un bateau à voiles
Partant pour le Japon
Et les trois mousquetaires
Des cinq doigts de la main
Tournant la manivelle
D’un petit sous-marin
Plongeant au fond des mers
Pour chercher des oursins
Revenant sur la terre
Nous avons rencontré
Sur la voie de chemin d’fer
Une maison qui fuyait
Fuyait tout autour de la terre
Fuyait tout autour de la mer
Fuyait devant l’hiver
Qui voulait l'attraper
Et nous sur notre chemin d’fer
On s’est mis à rouler
Rouler derrière l’hiver
Et on l’a écrasé
Et la maison s’est arrêté
Et le printemps nous a salué
C’était lui le garde barrière
Il nous a bien remercié
Et toutes les fleurs
De toute la terre
Soudain se sont mises à pousser
Pousser à tord et à travers
Sur la voie de chemin d’fer
Qui ne voulait plus avancer
De peur de les abîmer
Alors on est revenu à pied
A pied tout autour de la terre
A pied tout autour de la mer
Tout autour du soleil
De la lune et des étoiles
A pied à cheval en voiture
Et en bateau à voile

Pour ma mère
 
Maurice CAREME
Il y a plus de fleurs
Pour ma mère, en mon cœur,
Que dans tous les vergers;

Plus de merles rieurs
Pour ma mère, en mon cœur,
Que dans le monde entier;

Et bien plus de baisers
Pour ma mère, en mon cœur,
Qu'on en pourrait donner.


Voilà pour les quelques uns dont je me souviens. Sivous aimez dites le moi j'en mettrais d'autres !!

Publié dans Bafouilles...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

anais 08/07/2006 11:10

ouaiiiiiiiiiis y'en a pleins que j'ai appris aussi!! mon prefere c'est A 7 ans etc! :)